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Geneviève Goulet est enseignante au secondaire depuis 12 ans. Elle enseigne le cours d’histoire et d’éducation à la citoyenneté à l’école Horizon Jeunesse à Laval, Québec. Ce cours sur l’histoire du Québec et du Canada s’adresse aux élèves de 3e et 4e secondaire (15-16 ans). Geneviève est candidate à la maîtrise en éducation à l’Université du Québec en Outaouais. Dans ses recherches, elle s’intéresse tout particulièrement au développement de la pensée historique chez les élèves au secondaire. De plus, elle a collaboré à titre d’auteure pédagogique pour des cahiers d’activités en histoire aux éditions ERPI.

Révision de fin d’année en lien avec les concepts de la pensée historique

Comme à chaque fin d’année scolaire, je dois préparer mes groupes d’histoire de 4e secondaire à passer une épreuve ministérielle (un examen de 3 heures). Au Québec, le cours d’histoire est obligatoire à l’obtention du diplôme d’études secondaire (DES).  Ce moment devient particulièrement stressant pour les élèves car ils doivent réviser tout ce qu’ils ont appris depuis deux ans sur l’histoire du Québec et du Canada. Mon rôle consiste donc à leur fournir tout ce qu’il faut afin de faire une révision complète de la matière. Je dois aussi tenir compte dans la révision des exigences du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) en ce qui a trait aux opérations intellectuelles demandées à l’examen. Nous retrouvons huit opérations intellectuelles dans l’examen ministériel et le nombre de points accordés par bonne réponse varie selon l’opération exigée. Par exemple, l’opération intellectuelle «Établir des faits» vaut 1 point dans l’examen tandis qu’«établir des comparaisons», «déterminer des éléments de continuité et des changements» ou «déterminer des facteurs explicatifs et des conséquences» valent 2 points. L’opération intellectuelle la plus difficile vaut 3 points. Elle se formule ainsi : «Établir des liens de causalités». En classe, il devient important pour les élèves de présenter de nombreux exercices en lien avec les opérations intellectuelles, surtout celle qui vaut davantage de points à l’examen.

 

Ces opérations intellectuelles présentées par le MELS s’inspirent aussi des concepts de la pensée historique. Ici, je vous présenterai l’exemple de l’opération qui vise à établir des liens de causalité, c’est-à-dire, qui vise chez l’élève l’habileté à exprimer un enchaînement logique entre les facteurs explicatifs et des conséquences. Cette habileté est en lien direct avec le concept de la pensée historique qui est d’analyser les causes et les conséquences. Voici un exemple d’un exercice visant le développement de cette habileté chez l’élève et comment je l’explique aux élèves afin qu’ils la réussissent correctement.

 

Exemple de question : Quels sont les liens entre le contexte économique nord-américain des années 1930, les mesures interventionnistes du gouvernement et les régions de colonisation du Québec?

 

Pour répondre à la question, je suggère aux élèves la stratégie suivante : former un triangle avec à chaque coin un des éléments à mettre en lien afin de visualiser la question. Ensuite, ils doivent établir les relations entre chaque coin du triangle.

 

* Dans le fichier ci-joint, vous trouverez des documents historiques qui aident les élèves à répondre à la question ainsi que l'exemple du triangle. 

 

Lorsque l’élève établit les liens, la réponse à la question devient la suivante : Dans les années 1930, il y a une crise économique importante en Amérique du nord. À cause des fermetures d’usines, des pertes d’emplois et des baisses de salaire, une grande partie de la population urbaine vit dans la pauvreté. Le gouvernement doit donc intervenir et propose la mise en place de plans de colonisation de régions situées à la campagne. Par conséquent, des régions de colonisation comme l’Abitibi se développent rapidement.

 

Pour avoir les 3 points, l’élève doit établir les liens de causalité entre les aspects (3 éléments de réponse), et sa réponse contient des faits exacts et précis. Si l’élève établit les liens entre les 3 éléments mais que sa réponse contient des faits inexacts ou imprécis, il obtient 2 points. Si l’élève établit des liens entre 2 éléments de réponses, il obtient 1 point. S’il n’y a pas de liens présents, il obtient zéro.

 

À mon avis, cet exemple souligne de façon concrète l’importance d’enseigner les concepts de la pensée historique en classe d’histoire au Québec. 


Référence du MELS 

Document d'information - Épreuve unique - Histoire et éducation à la citoyenneté - Enseignement secondaire, deuxième cycle (4e secondaire) (087-404) - ‎‎Juin, août 2013, janvier 2014.

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/EPEPS/Formation_jeunes/Programmes/DI_Histoire_FR.pdf

 

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What is a Benchmark?

<p>John W. Hartman Center for Sales, Advertising &amp; Marketing History,<br />Duke University Rare Book, Manuscript, and Special Collections</p>

A surveyor cut a "benchmark" into a stone or a wall when measuring the altitude and/or level of a tract of land. A bracket called a "bench" was secured in the cut to mount the surveying equipment, and all subsequent measurements were made in reference to the position and height of that mark.

The term "benchmark" was first used around 1842 to refer to a standard of quality by which achievement may be measured.

The foundation documents available through the Benchmarks site attempt to help teachers establish standards for assessing student learning of the modes of thought that constitute historical thinking.

John W. Hartman Center for Sales, Advertising & Marketing History,
Duke University Rare Book, Manuscript, and Special Collections